Les Conservatoire et Jardin botaniques de la Ville de Genève

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L’esprit naturaliste qui régnait à Genève au 18ème siècle permit à A.-P. de Candolle de fonder en 1817 le premier grand Jardin botanique genevois, grâce à un large soutien de la population. Situé dans l’actuel Parc des Bastions, ce Jardin doit déménager au début du 20ème siècle car il manque d’espace. Il va céder sa place à des bâtiments universitaires et au « Mur des Réformateurs ».

L’installation dans le Parc de l’Ariana, qui s’étendait alors jusqu’au bord du lac, au lieu-dit La Console, se fait officiellement en 1904. Le Conservatoire y occupe un bâtiment construit tout exprès pour abriter les herbiers, et le Jardin occupe une surface de 7,5 ha. Les premiers travaux d’aménagement sont confiés à Jules Allemand. Les serres et l’orangerie, restées aux Bastions, sont finalement reconstruites en 1908 et 1911 à La Console.

L’acquisition de la campagne Duval en 1954, puis de la Terre de Pregny en 1978, portent le territoire du Jardin à une surface de 18 ha. Un nouveau bâtiment est inauguré le long de la voie de chemin de fer en 1971 afin d’accueillir des laboratoires et des herbiers. Il est largement agrandi en 1974 afin d’y accueillir les deux tiers de la collection d’herbiers, et toute la bibliothèque.

L’état de Genève ayant confié aux CJB l’entretien du Domaine de Penthes, dans la continuité de l’actuel Jardin en direction du Jura, les visiteurs du Jardin botanique peuvent se promener actuellement sur 28 ha de nature près de la Ville.

Fort de 175 ans d’histoire et de fidélité à l’esprit des fondateurs, notre Institut accomplit ses missions d’exploration, de recherche, d’enseignement et de protection, sans cesser d’enrichir ses collections qui lui confèrent une des premières places au monde parmi les instituts de botanique.

Les CJB offrent à leurs nombreux visiteurs un espace de beauté et de détente, de sensibilisation à la conservation d’une nature trop souvent menacée, tout en menant de nombreux programmes de recherche régionaux, nationaux et internationaux, utilisant pour leurs investigations les techniques les plus modernes (télédétection satellitaire, biologie moléculaire, systèmes d’information du territoire, culture in vitro, séquençage automatique d’ADN).